ERP VS best of breed : quelle approche privilégier ?

La digitalisation du Retail s’est accélérée avec la crise sanitaire, l’inflation a remis le sujet du pricing au cœur des préoccupations et les attentes des consommateurs se sont renforcées sur des sujets comme la responsabilité environnementale. 

Les enseignes doivent naviguer entre des attentes parfois contradictoires et la nécessité d’optimiser leur efficacité opérationnelle pour répondre aux impératifs de compétitivité et de rentabilité.

Pour prendre des décisions stratégiques dans ce contexte changeant, les enseignes disposent désormais d’un allié de poids : la data. L’utilisation des données, dans le secteur du retail, aide les équipes à se concentrer sur des tâches à forte valeur ajoutée. Elle contribue aussi à une prise de décision plus éclairée.

Qu’il s’agisse de déployer une stratégie de pricing ou d’optimiser le management de la supply chain, la maîtrise de la data est désormais un facteur clé de succès. 

Toutefois, les retailers font face à un dilemme lorsqu’il s’agit de choisir le bon système informatique pour optimiser leurs opérations : opter pour un ERP (Enterprise Resource Planning) intégré, offrant une solution globale, ou embrasser l’approche best of breed, en privilégiant des solutions spécialisées.

Dans cet article, découvrez pourquoi l’approche best of breed a le vent en poupe aujourd’hui et quels sont ses avantages par rapport à une approche intégrée.

L’ERP, une approche « tout-en-un » des processus métiers

L’ERP, une solution centralisée

Un ERP est une solution centralisée pour piloter un ensemble de processus liés à l’activité d’une entreprise. 

Il regroupe plusieurs modules autour d’une base de données commune pour répondre aux besoins métiers de l’entreprise :

  • Finance et comptabilité
  • Production 
  • R&D et ingénierie 
  • RH 
  • Sourcing et achats
  • Ventes 
  • Pricing
  • Supply Chain

Quels que soient les modules inclus dans la solution, l’ERP se caractérise dans tous les cas par une couverture fonctionnelle élargie. La promesse est simple : répondre à l’ensemble (ou au moins à un vaste champ) des besoins métiers de l’entreprise.

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Quels sont les avantages de l’approche « tout-en-un » ?

Les éditeurs d’ERP présentent généralement leur plateforme comme « la solution unique pour tous les métiers de l’entreprise »

Les avantages mis en avant sont les suivants :

  • Rationalisation des processus métiers
  • Intégration des besoins métiers pour une collaboration plus fluide
  • Centralisation des données
  • Réduction conséquente des coûts

Puisque tous les processus sont intégrés, autour d’une base de données communes, vous n’avez pas besoin de synchroniser plusieurs applications. La mise à disposition des informations serait alors plus rapide. Pour l’implémentation, les mises à jour ou le support, vous avez affaire à un interlocuteur unique, puisque vous travaillez avec un seul éditeur.

Pourtant, la réalité sur le terrain n’est pas aussi reluisante.

Les limites de l’approche ERP

A l’origine, les ERP se sont développés car ils offraient un avantage concurrentiel par rapport à des acteurs qui géraient encore « à la main » une partie de leurs process métiers. Il est clair que vous vous simplifiez la vie quand vous passez à un ERP alors que vous faisiez encore le pricing ou les prévisions de commandes sur un fichier Excel.

Mais la digitalisation du retail a suivi son chemin. Posséder un ERP n’est plus aujourd’hui un gage de compétitivité. Le côté « tout-en-un » a même plutôt tendance à devenir un frein dans un contexte où l’agilité est de mise.

Les volumes et les sources de données disponibles ont explosé. La concurrence s’est intensifiée. Les canaux de vente se sont multipliés. Les exigences en termes d’efficacité opérationnelle et de qualité de service sont considérablement accrues.

Face à ces changements, l’approche centralisée se heurte à un plafond de verre. Voici quelques-unes des limites qu’elle présente :

  • Une utilisation inégale des modules : les entreprises paient une licence pour une solution globale mais n’utilisent en réalité que 30 à 50% des fonctionnalités. Soit elles n’ont pas besoin des autres modules, soit elles considèrent que certains modules sont tout simplement inefficaces… et donc, elles utilisent une solution best of breed à la place !
  • Un manque de personnalisation : les modules des ERP sont souvent assez « standards ». Difficile de les personnaliser pour répondre aux besoins spécifiques de votre secteur ou de votre enseigne.
  • Un manque d’évolutivité : les besoins des acteurs du retail évoluent très rapidement et les éditeurs d’ERP peinent à suivre le rythme. Il est compliqué de faire évoluer la solution pour répondre à de nouveaux besoins.

En bref, l’approche ERP est envisageable si vous êtes sûr.e que la totalité de vos besoins métiers actuels et futurs sont couverts par la solution. Or, quand on regarde le contexte du retail, la seule certitude qu’on puisse avoir, c’est que l’avenir est incertain.

Best of breed : une approche en phase avec les évolutions du retail

L’approche ERP a prévalu pendant un temps. Mais elle ne correspond plus à la réalité du retail aujourd’hui. La recherche de gains de compétitivité passe aujourd’hui par l’optimisation de tous les process et, donc, par l’adoption des meilleurs outils de chaque catégorie. 

Autrement dit, l’approche « best of breed » a supplanté l’approche all-in-one.

Mathieu Louchez, leader pricing et assortiment chez Boulanger, explique ce qui l’a amené à passer d’une solution ERP à notre solution de pricing « best of breed » Optimix XPA:

« Le problème que nous avions c’est que notre ERP avait bien rempli sa fonction, mais ne permettait pas une réelle évolution. Nous étions limités dans nos tâches quotidiennes. La concurrence s’est considérablement diversifiée, mais l’outil ne nous permettait de paramétrer qu’une seule stratégie, voire une seule règle pour toute l’enseigne. C’était plutôt chronophage. Le processus de paramétrage était long et fastidieux, ce qui décourageait les modifications fréquentes. C’est ce qui nous a incités à changer. »

Les avantages de l’approche « best of breed »

Si l’approche best of breed a la cote auprès des retailers, c’est parce qu’elle répond très bien à une logique de verticalisation et d’hyper spécialisation des processus métiers. 

La recherche de gains de compétitivité est telle que les entreprises sont en quête d’excellence sur chaque grand pan de leur activité.

Les solutions best of breed sont souvent plus réactives aux évolutions du marché. Les retailers qui les adoptent peuvent plus facilement ajuster leurs stratégies pour rester compétitifs. En matière de pricing, par exemple, c’est un atout car les retailers sont amenés à faire évoluer leur stratégie beaucoup plus souvent que par le passé.

De plus, les éditeurs de solutions best of breed offrent aussi des solutions robustes en matière de connectivité avec d’autres outils. La synchronisation n’est plus vraiment un problème.

Par conséquent, l’adoption d’une approche best of breed offre de nombreux avantages :

  • Spécialisation pointue : les solutions best of breed se démarquent par leur niveau de spécialisation élevé. Elles sont souvent conçues par des experts métiers pour répondre aux besoins précis de leurs confrères. Leurs fonctionnalités avancées dépassent les possibilités des modules des solutions « tout-en-un ».
  • Adaptabilité aux besoins : contrairement aux ERP standard, les solutions best of breed offrent une flexibilité et une personnalisation poussées. Chaque enseigne peut ajuster les fonctionnalités, au moment de l’initialisation et en cours d’utilisation, pour répondre précisément à ses besoins spécifiques, ce qui garantit une adéquation parfaite avec les évolutions du marché.
  • Évolutivité et innovation : les solutions Best of Breed sont intrinsèquement plus agiles pour suivre les évolutions rapides du secteur retail. Cette agilité se traduit par une meilleure capacité d’innovation qui permet aux utilisateurs de rester en phase avec les bonnes pratiques et exigences du marché.
  • Combinaison de solutions sur-mesure : en misant sur des solutions best of breed, vous investissez dans des outils dont vous avez vraiment l’utilité. L’exploitation des fonctionnalités est optimale. Vous limitez le gaspillage de ressources et de coûts associés à des fonctionnalités inutilisées.

Le « best of breed », la réponse à un contexte de chamboulements permanents

L’approche “best of breed” devient dominante. Ce n’est pas qu’une question de prise de décision plus rapide mais surtout une nécessité pour s’adapter à un contexte de “permacrise”. 

En effet, des bouleversements immenses se produisent, à une vitesse inégalée dans l’histoire, obligeant les entreprises du retail à se réinventer presque en temps réel :

  • Le canal de Suez partiellement bloqué par un cargo, puis par un conflit
  • Une pandémie mondiale qui paralyse les approvisionnements, puis qui relance l’inflation
  • Un conflit aux frontières de l’Union qui change les traités commerciaux et les approvisionnements inhérents

Tous ces événements impactent la supply chain et pourtant, qui aurait pu les prévoir et anticiper leurs effets, avant qu’ils ne se manifestent ?

Sur le terrain du pricing, l’inflation actuelle rebat les cartes. On n’avait rien connu d’aussi violent depuis une quarantaine d’années.

Un module d’ERP ne permet pas de faire face à une telle variabilité. A l’époque où les ERP sont arrivés sur le marché, tous ces chamboulements n’existaient pas. Or, leur enchaînement oblige les acteurs à réviser leurs stratégies et leurs process beaucoup plus souvent. En matière de pricing, certains retailers changent désormais leurs prix plusieurs fois par mois, voire par semaine, alors qu’ils ne le faisaient que 3 ou 4 fois par an.

Les ERP, généralistes par nature, ne possèdent pas de modules suffisamment travaillés pour juguler ce type de situation ou les répercuter intelligemment. C’est pour cela que les entreprises doivent aller vers le best of breed.

L’approche best of breed, plus agile, est en train de supplanter l’approche “tout-en-un » des ERP. 

Elle répond mieux à un contexte d’accélération digitale et, surtout, de changements rapides. 

Pour les acteurs, l’enjeu réside surtout dans la capacité à s’adapter dans un environnement qui évolue très vite et présente beaucoup d’imprévisibilité.

Dans cette optique, l’inertie naturelle des ERP est un frein. A l’inverse, les solutions best of breed sont capables de répondre rapidement à des problématiques inattendues. 

Les éditeurs maîtrisent les problématiques métiers et sont davantage en mesure de faire évoluer la solution au gré des situations, même inédites.

Chez Optimix, par exemple, nos solutions métiers sont conçues par des spécialistes du pricing et de la supply chain, des experts métiers qui connaissent parfaitement le contexte du retail et les besoins des équipes sur le terrain.

Vous voulez en savoir plus sur notre approche best of breed ? Discutons-en.